samedi 12 mai 2012

Comment assurer la protection de l’environnement


Atelier de formation en droit de l’environnement et développement durable en Afrique : Session du Bénin

Cours dispensés à la formation en droit de l'environnement organisée par Conserve Africa Foundation à Cotonou en Juin 2011



Module II : Comment assurer la protection de l’environnement

    
Par : Dr Bernadette GLEHOUENOU DOSSOU,
Enseignante chercheur à la FSA/UAC
Présidente de OFEDI-ONG




Cotonou, 6 – 9 juin 211


Objectifs pédagogiques

Renforcer les capacités de l’apprenant afin qu’il comprenne mieux les problèmes de l’environnement et soit en mesure de jouer son rôle de protecteur de l’environnement

Objectifs pédagogiques spécifiques

A la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable de :

-          définir et maîtriser les différents concepts de base directement ou indirectement liés à la gestion de l’environnement et au développement durable
-          Mieux comprendre les grands problèmes environnementaux
-          Etablir les relations entre les éléments de l’environnement, le droit  et l’homme afin de mieux appliquer les textes juridiques
-          Comprendre la responsabilité de chacun des acteurs
-          Avoir un aperçu sur les textes juridiques relatifs à l’environnement au Bénin

Méthodes d’animation

A l’aide des diapos en powerpoint, échanger avec les participants
Réaliser des études de cas en travaux de groupe

Evaluation du cours : A discuter avec les organisateurs quand et comment ?








Plan du cours
  1. Quelques définitions  de base
Le concept de Développement et développement durable
Le concept de l’environnement, son évolution  et ses composantes
Quelques ex d’environnement (marin, lagunaire, forestier, urbain, villageois, etc
Définition des approches systémique et intégrée et  participative 
Définition du droit de l’environnement
2. Etude de cas de quelques problèmes environnementaux au Bénin et comment les résoudre
- érosion côtière
- Déforestation et désertification
- Perte de la biodiversité
- Changements climatiques
- Mauvaises gestions des produits chimiques
- Pollutions diverses (atmosphérique, sonore, visuelle, olfactive, pollution des eaux,
des sols, etc.
            - Gestions des déchets
3. Quelques textes réglementaires relatifs à la gestion de l’environnement
-          Conventions et protocoles
-          Principes
-          Lois
-          Décrets et arrêtés divers
-          Charte : Charte nationale pour La gouvernance environnementale : rôles et responsabilités des acteurs
4. Travaux de groupe : chaque groupe traite un thème en liaison avec le droit à l’environnement
    1. Gestion concertée des écosystèmes partagés : forêts, lacs, lagunes,  terres, mers, carrières, etc.
    2. Cas de lutte contre la pollution atmosphérique
    3. Cas de désertification, ou changements climatiques
    4. Gestion des ordures
    5. Gestion des POPs
Références bibliographiques



1.  Quelques définitions de base 
1.1 Le concept de développement et son évolution
1.1.1 Le concept de développement
Au moins depuis la Seconde Guerre mondiale, le développement est devenu l'un des objectifs de toutes les sociétés. Issu d'une conception purement économique qui référait à la croissance de la production par l'industrialisation, le terme est défini de nos jours comme un processus conduisant à l'amélioration du bien-être. L'activité économique et le bien-être matériel sont toujours importants mais chacun sait que le développement concerne plus que la seule croissance du produit national brut. L'éducation, la santé, l'intégrité culturelle, un environnement sécuritaire et bien d'autres buts sont tout aussi importants. Ainsi, Maldague  (1978)[1] définit le développement comme « l’ensemble des transformations économiques, technologiques, spatiales, sociales, institutionnelles et politiques qui se produisent, sous l’effet des forces de production, dans une région donnée et au sein d’une société ou d’une collectivité déterminée, et susceptibles de répondre aux besoins de celle-ci et de permettre aux individus qui la composent d’atteindre un état d’équilibre et d’épanouissement optimal ». Le résultat global du développement se traduira par le modelage d’un mode de vie et d’un cadre de vie spécifique. Modèle de production mode et vie cadre de vie sont inter reliés. 

1.1.2        L’évolution du concept de développement
Dans cette partie, nous analyserons les différentes crises des stratégies de développement qui ont jalonné le développement du continent africain. L’hypothèse que nous nous proposons d’analyser est la suivante : étant donné que quatre décennies de développement et l’injection de milliards de dollars ont conduit, non pas au développement, mais à l’enfoncement de l’Afrique dans des crises multiples et à la dégradation des ses potentialités écologiques, l’on est en droit de remettre totalement en question les façons de faire qui ont été adoptées depuis l’accession des pays africains à leur indépendance nationale. De cette analyse, nous dégagerons les erreurs commises, erreurs d’appréciation des situations, erreurs conceptuelles et méthodologiques, erreurs de politiques.

a)      Première décennie de développement  (1961-1970)
(assistance sans développement)
            En 1960, la première décennie de développement fut proclamée par les Nations Unies. Elle avait pour but de contribuer au décollage des pays « sous-développés ». c’est dans cet objectif, que les pays industrialisés se lancèrent dans l’aide au développement. Ainsi, il y a eu la création au Canada du Bureau de l’aide extérieure en 1960 qui deviendra en 1968, l’Agence canadienne de développement international ; les USA suivent en 1961 avec l’USAID. La stratégie de développement était l’assistance, une assistance technique (éducation, formation des cadres) et financière (octroi de crédits). Au cours de cette décennie, on peut faire les observations suivantes :
-          Indifférence pour le monde rural ;
-          Manque d’efforts en faveur de l’amélioration des systèmes agricoles de production ;
-          Début d’une distorsion en faveur des villes, phénomène qui est à l’origine de l’urbanisation anarchique qui va caractérisent le développement des villes africaines ;
Vers la fin de cette décennie de développement,  avec les problèmes rencontrés, une nouvelle idée émergea et consiste à considérer l’industrialisation comme un moteur de développement.

b)     Deuxième décennie de développement (1971-1980)
[mercantilisme ; mimétisme de l’occident]
Cette deuxième période est caractérisée par la multiplication des théories sur la croissance et les modalités de la révolution industrielle. Rostow, en particulier, a publié un ouvrage qui a eu une influence considérable sur l’orientation du développement, « The stages of economic growth : A Non-Communist Manifesto » [« Les étapes de la croissance économique », Paris, seuil, 1962]. Il distingue les cinq étapes suivantes dans le processus de développement : (a) la société traditionnelle, pré-capitaliste, (b) le stade de préparation qui correspond au début de l’industrialisation ; (c) le décollage qui représente le développement ; (d) la marche vers la maturité ; (e) l’ère de la consommation de masse. Cette théorie de l’industrialisation peut se résumer comme suit : au-delà d’un certain seuil d’investissement, devait s’amorcer un processus conduisant à la croissance régulière et au développement. Or, c’était une erreur d’appréciation, car c’est simplifier les choses que de penser que la croissance peut conduire automatiquement au développement. Les déboires de cette stratégie ont été largement reconnus. Il s’est agit d’une industrialisation hâtive, non préparée faite au détriment de l’agriculture et du développement rural. L’accent mis sur l’industrialisation, a conduit à l’exode rural avec ses graves conséquences que sont l’urbanisation sauvage et la diminution de la production alimentaire.

c)      Troisième décennie de développement (1981-1990)
[endettement ; stagnation ; dégradation
 de l’environnement physique]
La  troisième décennie qui devrait être celle de l’accélération du développement, fut plutôt la période de stagnation. La récession (conséquence des choc pétroliers de 1973 et 1979) a affecté les économies, et l’endettement a créé une situation particulièrement difficile. Au cours de cette décennie, la dégradation des ressources naturelles, les forêts tropicales en particulier s’est accentuée. La famine a affecté de nombreux pays africains. Vers la fin de la décennie qui a vu l’effondrement de l’union soviétique, on observe une réduction de l’aide au pays en développement. On assiste ainsi à une relative et progressive marginalisation de l’Afrique sur les plans commercial et financier.

d)     Quatrième décennie de développement (1991-2000)
[accentuation des difficultés de l’Afrique]
La quatrième décennie se caractérise par quatre faits majeurs :
-          La lente accession de nombreux pays africains à la démocratie, favorisée par l’écroulement du bloc soviétique ;
-          La nécessité d’intégrer développement et environnement tel que prescrite par la conférence de Rio de Janeiro (1992) ;
-          La nécessité de s’orienter dans la voie d’un développement écologiquement viable, durable et humain ;
-          L’endettement de l’Afrique.
Il est apparu de plus en plus que l’aide au développement est essentiellement bénéfique aux pays donateurs. La réduction de l’aide à l’Afrique au profit des pays de l’Est s’accentue. Le marasme général que connaît le monde occidental  (crise de l’emploi, exclusion, perturbations sociales etc..) contribue à accentuer un certain désintérêt pour l’Afrique.
Stephane Hessel (1984) résume les constats établis ci-dessus de la façon suivante :  « les premières stratégies internationales de développement ont été marquées par un cinglant échec dont témoigne la dégradation continue de la situation économique et sociale des pays du tiers-monde. Qu’il s’agisse de l’échec des stratégies d’industrialisation, qu’il s’agisse du déclin de l’autonomie alimentaire ou plus encore de l’extension de la désertification, de l’analphabétisme ou de la famine. Autant de problèmes qui remettent en cause les stratégies et les formes d’aide traditionnelle au développement.

                                                Vers la recherche de solution
On voit que l’essentiel reste à faire. Aucune voie simple n’existe pour mettre un terme à la faim, à la misère et à l’ignorance qui doivent de toute évidence, être les objectifs premiers à poursuivre dans le développement. C’est un changement drastique d’approches, de méthodes, de stratégies et de tactiques qui s’impose de toute urgence. Les principes de base de la stratégie que l’on devrait adopter sont illustrés à la figure 1. Les problèmes étant complexes et intriqués, doivent être traités dans leur complexité, et leur solution implique l’intégration des actions. Il en résulte que le développement doit se construire sur une base intégrée i.e dans un cadre où sont prises en compte toutes les composantes de celui-ci : il convient d’adopter, tant pour le monde rural qu’urbain, la stratégie de développement intégrée, fondée sur l’approche systémique.
PRINCIPES DE BASE DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT  A ADOPTER
1-      adopter une stratégie de développement intégrée
2-      reconnaître au paysan, au rural, la place centrale qui lui revient dans le développement de l’Afrique
3-      améliorer les conditions de vie en milieu rural
4-      mettre en place, en milieu rural des catalyseurs internes (pouvoirs locaux)
fig1 : Principes  de base de la stratégie à adopter


 

                       












1.1  Le concept de l’environnement et son évolution
Concept de l’environnement
Selon Maldague (1988), on peut distinguer quatre étapes dans l’évolution du concept de l’environnement à savoir : la période d’ignorance écologique, l’étape de protection intégrale, la période du concept de conservation puis l’avènement du concept de l’environnement.
·         Période d’ignorance écologique
La plus longue période de l’histoire de l’humanité s’est caractérisée par l’ignorance des rapports réciproques existant entre le monde vivant et non vivant. Le terme « écologie » tire son origine du mot allemand « Oekologie » utilisé pour la première en 1866 par le biologiste Ernest Haeckel. Le concept d’écosystème (Tansley) remonte à 1935.
            Durant cette période, à la connaissance de l’écologie et de ses lois, se substituait l’expérience accumulée au fil des ans. Celle-ci a permis de mettre au point des systèmes de production capables de maintenir, parfois dans des conditions très difficiles, un équilibre entre les groupes communautaires exploitant les ressources naturelles et le milieu biophysique.
            Mais souvent, sous la pression de facteurs internes aussi bien qu’externes, l’abandon des règles déterminant l’utilisation traditionnelle des ressources, couplée à l’ignorance écologique, a conduit à la ruine de civilisations prospères.
·         Concept de protection intégrale
Vers la fin du XIXè siècle, de graves dégradations des ressources naturelles ont été occasionnées par les conquérants du Nouveau Monde (dégradation des forêts, destruction massive de la faune sauvage, érosion des sols). Une prise de conscience de l’ampleur des impacts occasionnés par l’homme sur le milieu naturel a conduit à l’émergence du concept de protection intégrale de la nature. Ce concept fut adopté par les naturalistes de l’époque qui voyaient dans son application une solution aux problèmes de dégradation des milieux naturels.
La protection intégrale s’oppose à toute forme d’intervention, de quelque nature qu’elle soit, dans un milieu naturel. C’est ce concept qui a inspiré la création, en 1872, du premier parc national, le Yellowstone National Park, dans le Montana aux États-Unis. C’est un concept statique.
Cependant, le concept de protection intégrale n’est pas à lui seul suffisant, car les groupes humains ne peuvent pas se contenter de “mettre sous cloche” les écosystèmes et les ressources qu’ils en tirent. De plus, d’un strict point de vue écologique, la protection intégrale ne peut aboutir à ses propres fins que dans le cas particulier des biocénoses climax, c’est-à-dire celles qui sont en équilibre avec les conditions du milieu abiotique. En effet, le maintien de certains écosystèmes, savanicoles en l’occurrence, requiert l’intervention de l’homme par l’intermédiaire des feux de brousse par exemple. Une protection intégrale de cet écosystème conduirait à la modification pure et simple de sa structure et des avantages dont en tirent certaines de ses composantes (la faune sauvage en particulier).
Ce concept garde, néanmoins, à l’heure actuelle, toute sa valeur. Tel est le cas, par exemple, des zones de protection absolue que l’on rencontre dans les parcs nationaux, des réserves de la biosphère (“aires centrales”), des réserves naturelles intégrales, des réserves écologiques, des biens culturels ou naturels du patrimoine mondial ou d’autres aires protégées. Toutefois, il convient de remarquer que dans ces cas, la protection intégrale ne couvre qu’une partie de l’écosystème à conserver. L’importance de cette partie dépend souvent de l’état initial de l’écosystème et du niveau de pression des groupes humains riverains.
·         Concept de conservation
Depuis des temps immémoriaux, l’homme a dû modifier son milieu pour survivre, satisfaire ses besoins essentiels, développer ses industries. Ces interventions, malgré qu’elles soient des sources de dégradation des ressources naturelles, d’atteintes aux écosystèmes et de pollutions, ne peuvent être bannies. Il convient de tenir compte de ces besoins de l’homme dans l’utilisation et la sauvegarde de la diversité biologique.
            Le concept de la conservation de la nature, comme le souligne Bourlière (1964), renferme à côté d’un aspect statique de stricte protection, un aspect dynamique de mise en valeur rationnelle qui doit permettre de tirer un meilleur parti des ressources naturelles et des milieux biosphériques.
L’expression “conservation de la nature” ne fait que préciser l’objet du concept de conservation qui s’applique aussi bien aux milieux naturels vierges – devenus très rares - qu’à ceux que l’homme a modifié pour la production et pour l’édification de son habitat.
L’élargissement de ces préoccupations – passage du concept de protection intégrale à celui de conservation - s’est traduit par la modification, en 1956, de l’appellation de l’UIPN (Union Internationale pour la Protection de la Nature et de ses Ressources), en UICN (Union International pour la Conservation de la Nature), en changeant le terme « Protection » par « conservation ».
Pour Nicholson, “la conservation, c’est tout ce que l’homme envisage et accomplit pour adoucir son impact sur son environnement naturel et pour satisfait tous ses besoins véritables, tout en permettant à cet environnement de se perpétuer en bon état d’équilibre et de fonctionnement”.
S’il est nécessaire de modifier la nature, encore faut-il le faire en connaissance de cause, c’est-à-dire de manière rationnelle. La “Stratégie mondiale de la conservation” lancée en 1980, par l’UICN, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) et le WWF (World Wildlife Fund ou Fonds Mondial pour la Nature) est un document fondamental qui peut, à cet égard servir de guide, et que devrait posséder et consulter régulièrement, tout responsable de projets de développement.
  • Concept d’environnement
Le concept de conservation, visant le nature et les ressources naturelles, s’est révélé incapable de répondre aux nouvelles préoccupations, issues de la crise de l’environnement humain qui était apparue au grand jour vers la fin de la décennie 60. Cette crise était la conséquence des interactions négatives qui s’étaient établies, au fil du temps, entre l’homme et la biosphère.
Si les premières références à l’environnement remontent aux années 1968-1970, il faut attendre 1972 pour que le concept soit internationalement reconnu, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain, tenue à Stockholm (Suède).
L’observation de la réalité montre qu’il existe des interactions dynamiques entre l’être humain, les groupements communautaires et la biosphère. Ces interactions, en perpétuelle évolution, entre le milieu humain (la culture) et le milieu biophysique (la nature) donnent lieux aux milieux aménagés, construits ou d’une façon générale, modifiés.


            La plus longue période de l’histoire de l’humanité
2e révolution industrielle                  destructions considérables
conquête brutale des USA

                                      Réaction


           
         
       Concept statique, limité   approche sectorielle
Création du premier parc national (1872)










Concept dynamique, alliant production et aménagement rationnel



Fig1 : Evolution du concept d’environnement
Période d’ignorance écologique
Concept de protection intégrale.




 










                                                                                                                               



Concept de conservation de la nature
Concept de l’environnement
 













Dans le concept d’environnement se trouvent intégrées des données qui se rapportent à la nature, et à celles qui concernent les êtres humains. L’environnement comprend les 4 composantes suivantes :
(1)   les facteurs abiotiques du milieu (biotope) : climat, sol;
(2)   les facteurs biotiques (biocénose): végétation, faune ;
(3)   la population (les êtres humains);
(4)   leur culture (c’est-à-dire ce qui émane de l’esprit de l’homme).
Les deux premières catégories correspondent à l’écosystème et font appel à la hiérarchie des facteurs de Gaussen : climat, sol, végétation, faune. Le concept d’environnement y ajoute l’Homme et toutes ses activités. Ces activités sont perçues dans leurs relations dynamiques et évolutives, avec les écosystèmes, naturels ou modifiés. Ce concept permet ainsi d’appréhender la réalité dans sa globalité et ainsi dans sa complexité. Les relations que l’Homme entretient avec l’environnement insufflent donc une dynamique au système. Comolet (1991) reconnaît 7 relations à savoir : les prélèvements, l’aménagement, l’accès à des lieux ou des territoires et leur encombrement, la pollution, les risques naturels et technologiques, les fonctions culturelles (symboliques, scientifiques, etc.) et les nuisances (bruit, esthétique, confort, proximité). Par ailleurs, les relations qu’entretient l’Homme avec son environnement modifient progressivement les composantes de ce dernier. Ceci entraîne à son tour une modification dans les relations. Il s’agit d’une rétroaction constante entre l’Homme et son environnement (figure suivante).
Environnement
Homme
Relations avec
 rétroactions
Environnement biophysique

Créé par l’Homme

D’activité

Général de la communauté
H
o
m
m
e



Prélèvement

Pollution

Risque

Aménagement

Accès
Nuisances
Fonctions
culturelles
 

                  







Figure 2:         Les relations entre l’Homme et son environnement


Parmi de nombreuses définitions du terme environnement, on peut donner la suivante qui a été proposée par le Centre International pour le Devenir Humain : “L’environnement est un ensemble de milieu d’influence (milieux humain, naturel, économique) qui agissent sur l’individu à tous les instants de sa vie quotidienne et détermine en grande partie son comportement dans toutes les dimensions de l’être : sociale, intellectuelle, affective, spirituelle, culturelle”. Un groupe de chercheurs de la Fondation Universitaire Luxembourgeoise (FUL) donne la définition suivante : “L’environnement est le système dynamique défini par des interactions physiques, biologiques et culturelles, perçues ou non entre l’Homme, les autres êtres vivants et tous les éléments du milieu, qu’ils soient naturels, transformés ou créés par l’homme”.
Par son essence même le terme environnement évoque un ensemble, il n’est donc pas nécessaire de lui adjoindre le qualificatif « global ». L’expression « environnement global » est une tautologie.
Malgré le consensus certain qu'on semble atteindre quant à la définition du concept de l'environnement, il n'en demeure pas moins que les États ne le définissent pas tous de la même manière et que des différences subsistent dans le nombre d'éléments qu'ils désirent y incorporer. Pour préciser leur pensée, les législateurs définissent généralement le terme environnement aux premiers articles des textes de loi. L'exemple suivant propose les définitions de l'environnement adoptées par des divers organisations et États :
·      Union Européenne
L’article 3 de la Directive (85/337/CEE), tel qu’il a été modifié par la directive 97/11 CE du 3 mars 1997 du Conseil de l’Union arrêté le 25 juin 1996, identifie comme des incidences sur l’environnement les effets directs et indirects d’un projet sur les facteurs suivants :
-          « l’homme, la faune et la flore ;
-          le sol, l’eau, l’air, le climat et le paysage ;
-          les biens matériels et le patrimoine culturel ;
-          l’interaction entre les facteurs visés aux premier, deuxième et troisième tirets. »
·      Québec
La loi québécoise sur la qualité de l’environnement définit ainsi la notion d’environnement : « l’eau, l’atmosphère et le sol ou toute combinaison de l’un ou de l’autre ou, d’une manière générale, le milieu ambiant avec lequel les espèces vivants entretiennent des relations dynamiques. ».
·      Bénin
L’article 2 du Plan d’Action Environnemental du Bénin définit la notion d’environnement comme suit : « l’ensemble des éléments naturels et artificiels ainsi que des facteurs économiques, sociaux et culturels qui influent sur les êtres vivants et que ceux-ci peuvent modifier »
·      Côte d’Ivoire
La loi n°96-766 du 3 octobre 1996 portant Code de l’environnement de la Côte d’Ivoire propose la définition suivante de l’environnement en son article 1er : «l’ensemble des éléments physiques, chimiques, biologiques et des facteurs socio-économiques, moraux et intellectuels susceptibles d’avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme sur le développement du milieu, des êtres vivants et des activités humaines.» .
·      Madagascar
A Madagascar, on entend par environnement «l’ensemble des milieux naturels et artificiels, y compris les milieux humains et les facteurs sociaux et culturels qui intéressent le développement.» (Carte de l’Environnement; loi 90-033 du 21 décembre 1990).
L’ensemble de ces définitions mettent l’Homme en dehors de l’environnement en dehors de celles données par l’Union Européenne et Madagascar. La spécificité de la définition malgache de l’environnement réside dans l’intégration de la notion de développement même à celle d’environnement. Ceci se rapproche davantage du concept de développement durable.

1.4-            Concept de Développement durable et de Développement Humain Durable
 Antécédents
Au cours des années “60” (première décennie de développement : 1961-1970), la toile de fond de la politique de développement était l’assistance. Durant les années “70” (2ème décennie du développement : 1971-1980), on lui a substitué une approche plus mercantile; la 2ème approche du développement a vu l’Occident exporter vers les pays en développement son modèle de croissance industriel.
Suivant les partisans de cette stratégie, au-delà d’un certain seuil d’investissement, devait s’amorcer un processus conduisant à la croissance régulière et au développement. Les déboires et échecs résultant de cette approche ont été largement reconnus. L’accent, mis sur l’industrialisation, au détriment de l’agriculture et du développement rural, a conduit dans plusieurs cas à l’exode rural, à une urbanisation sauvage et à une diminution de la production alimentaire, dont de nombreux pays du Tiers-monde et en particulier d’Afrique ressentent actuellement les effets.

1.4.1  Le concept de Développement Durable                                                   
Le terme de développement durable apparaissent pour la première fois de manière institutionnalisée en 1972, lors de la conférence de Stockholm sur l’environnement. Mais c’est le rapport Brundtland en 1987, puis la conférence de 1992 de Rio de Janeiro qui vont les populariser. En 1983, l’assemblée générale des Nations Unies nomme une commission, la Commission internationale des nations unies sur l’environnement et le développement, présidée par Mme Brundtland alors premier ministre norvégien pour proposer un cadre d’actions en matière d’environnement et de développement. En 1987, est publié le rapport de la commission, intitulé « our common future » (notre avenir à tous). Connu sous le nom de rapport Brundtland, il définit le développement durable (DD) de la manière suivante : « le DD est le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins. » En d’autres termes,  Le développement durable est un processus de développement qui rencontre les besoins du présent sans hypothéquer la capacité qu’auront les générations futures à faire face à leurs propres besoins. C’est un développement économique, basé sur des ressources renouvelables, qui respectent les processus écologiques fondamentaux, la biodiversité et les systèmes entretenant la vie (humaine, animale et végétale).
Le concept de développement durable intègre à la fois des préoccupations de développement de l'ensemble des sociétés des diverses régions du monde, d'équité sociale, de protection de l'environnement local, régional et global, de protection du patrimoine planétaire et de solidarité vis-à-vis des générations futures.
 Le développement durable doit donc être compris comme un développement à la fois : supportable pour les écosystèmes dans lesquels nous vivons, donc économe en ressources naturelles et aussi "propre" que possible ; viable, autosuffisant à long terme, c'est-à-dire fondé sur des ressources renouvelables et autorisant une croissance économique riche en emplois, notamment là où les besoins essentiels ne sont pas couverts ; vivable pour les individus et les collectivités, donc orienté vers la cohésion sociale et l'accès pour tous à une haute qualité de vie.
Exemple :  cas de l’Accord  sur le développement durable
Au lendemain du Sommet de la Terre, tenu en 1992 à Rio, les Pays-Bas ont signé un accord quadripartite sur le développement durable avec le Bhoutan, le Bénin et le Costa Rica. Cet accord se repose sur 3 principes fondamentaux : le principe d’égalité, le principe de réciprocité et le principe de participation.
La réciprocité signifie qu’on travaille sur la base d’un développement durable dans les deux pays, mettant ainsi fin aux relations traditionnelles unilatérales où les pays pauvres se contentaient uniquement de recevoir de l’aide des pays riches.
Dans cette optique, les populations de Bhoutan, Costa Rica et du Bénin pourraient également aider les Pays-Bas : ils peuvent leur montrer ce que sont les conséquences de leur politique au niveau mondial et leurs responsabilités.  Ces 3 pays et les Pays-Bas sont maintenant des partenaires d’un « développement sain », responsable. Des contacts sont établis entre des groupes homologues comme les universités, les femmes, les syndicats, les paysans, etc. de ces pays.
L’égalité est le deuxième principe important de cette nouvelle relation de développement. Cela veut dire qu’il existe l’égalité des droits de décision  entre les Pays-Bas et le Bhoutan, le Bénin et le Costa Rica ;  en ce qui concerne la gestion de l’environnement (par exemple les émissions de CO2 ) au cours des entretiens qui ont eu lieu entre les Pays-Bas et les trois pays, on a essayé de réaliser ce principe d’égalité, bien qu’il soit difficile : les relations entre les quatre pays sont inégales, les Pays-Bas sont en mesure de financer des projets dans les trois pays, ce qui n’est pas le cas d’aucun d’eux. Comment donc réaliser ce principe ? En expliquant qu’aucun des pays ne peut rien imposer à l’autre, en expliquant qu’il n’y a pas un modèle de développement durable. Le Bhoutan, le Costa Rica, le Bénin et les Pays-Bas travaillent chacun d’une manière différente ; ceci n’est pas toujours facile dans un esprit de coopération. Chacun a ses propres normes, valeurs, façons de travailler. Or, nous sommes ici ensemble pour en prendre connaissance et apprendre à respecter la façon de travailler les uns des autres.
Le troisième principe de la participation : le développement durable n’est pas l’affaire du gouvernement seul. Le développement durable ne peut être atteint que lorsque les différentes couches sociales participent au processus de décision, de conception, de planification, de mise en oeuvre et de suivi-évaluation des activités de développement. Il s’agit des ONG, universités, autorités, secteur privé, etc.

1.4.2 Le concept de Développement Humain Durable (DHD)
Selon la définition qu’en donne le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le développement humain durable (DHD) désigne un processus qui conduit à l’élargissement de la gamme des possibilités d’épanouissement qui s’offrent dans la société actuelle et future. Parmi ces possibilités, figurent trois qui revêtent une importance capitale:
·      vivre longtemps et en bonne santé ;
·      acquérir un savoir et
·      avoir accès aux ressources nécessaires pour jouir d’un niveau de vie convenable.
Selon cette notion, le développement est plus qu’une question d’accumulation de richesse, de revenus ou de croissance économique. Il doit être centré sur l’Homme. C’est pourquoi des préoccupations aussi importantes que le respect des droits de la personne, la réduction des inégalités sociales et de la pauvreté, la bonne gouvernance et la préservation de l’environnement relèvent bien du développement humain durable.
Le développement humain durable (DHD) est donc un concept multidimensionnel, qui touche plusieurs aspects de la vie économique et sociale : les ressources monétaires évidemment mais aussi l’alimentation et la nutrition (y compris l’eau potable), l’habillement, la santé, l’éducation, le logement, les compétences individuelles et collectives, la participation des populations


Meister distingue 4 types de participation : la participation de fait, la participation spontanée, la participation volontaire et la participation provoquée. Un résumé de ces divers types de participation en est donné dans le tableau suivant :


Tableau 1 : Différents types de participation
Types de participation
Origine de la création du groupe de participation
Types de recrutement
Fonction sociale du groupe
De fait
Origine dans la tradition ; groupe d’âge, de métier, groupe familial, religion etc.. ex : grpe de femmes musulmane de Togo
Non volontaire ; de fait
Renforcements des coutumes, de la tradition, des manières existantes de faire
Spontanée
Création de groupes par les participants eux-mêmes, mais le groupe est fluide, fluctuant sans organisation ; groupes de voisinage, amis
Entièrement volontaire
Pas de fonction sociale apparente, surtout fonction latente de satisfaction psychologique des participants
Volontaire
Création du groupe par les participants eux-mêmes sans recours à des animateurs extérieurs. Le groupe se donne lui-même son organisation : syndicats, coopératives etc..
volontaire
Satisfaction de besoins nouveaux, opposition au milieu, création de nouveaux comportements, adaptation au changement et continuation du changement ou lutte contre lui
provoquée
Création du groupe par des animateurs extérieurs ; projets de développement à la carte
Provoqué, suscité
Fonction de changement social par adaptation de comportement jugés désirables par les animateurs extérieurs

Notons que la participation consiste à prendre part aux prises de décision, à honorer les engagements, contribuer à la réalisation des actions et à leur évaluation. La participation doit être volontaire consciente et active.
Notons que dans le domaine de l’environnement la participation de tous les acteurs est nécessaire. Chacun doit jouer sa partition pour maintenir l’environnement sain et viable.

Définition du droit de l’environnement
Le droit de l’environnement est < l’ensemble des règles juridiques qui organisent la précaution et la répression des pollutions  et des nuisances et qui garantissent la conservation de la nature y compris la gestion des ressources naturelles>[2] .
Mentionnons que  la dégradation de l’environnement porte atteinte aux droits de l’homme
Les principes de précaution et de prévention du droit de l’environnement sont devenus les principes généraux en la matière. Ils s’appliquent de façon transversale à toutes les politiques sectorielles : agriculture, santé, justice, commerce, industrie, énergie, mines et eau, tourisme, transport, urbanisme et habitat, etc.
Il existe des liens forts entre le droit environnemental, la justice, le développement durable et les droits de l’homme. Cela signifie que les droits environnementaux sont multiples (à l'instar des droits de l'homme) : droit à l’eau, air,  à l’accès et l’usage des ressources naturelles, droits des peuples autochtones à leurs terres, droits à l’environnement sain, propre, et agréable, droit contre la pollution,  droit à la propriété, à la nourriture, droit à la santé, à l'énergie, à l'habitat convenable, etc.
Quelques exemples d’environnement
On peut distinguer plusieurs types d’environnements :
-          Environnement marin,
-          Environnement lagunaire
-          Environnement forestier
-          Environnement urbain
-          Environnement familial

2. Etude de cas de quelques problèmes environnementaux au Bénin et comment les résoudre
Au Bénin, comme dans la plupart des pays en développement, on vit plusieurs types de problèmes environnementaux qui sont :
- érosion côtière
- Déforestation et désertification
- Perte de la biodiversité
- Changements climatiques
- Mauvaises gestions des produits chimiques
- Pollutions diverses (atmosphérique, sonore, visuelle, olfactive, pollution des eaux,
des sols, etc.
-          Gestion des déchets ménagers

Pour réaliser ces études de cas, il faut adopter une approche systémique et intégrée, une approche participative


Tableau2 : Problèmes environnementaux, leurs causes et conséquences et propositions de solutions



No
Problèmes environnementaux
Causes
Conséquences
Solutions
  1.  
Erosion côtière
- Configuration de la côte
- exploitation du sable marin
- Construction du port
- non respect des règles d’installation à la côte
- CO2 ?

-Erosion de la côte et  avancée de la mer
- disparition des établissements humains
- perte de la faune et flore

- Aménager des épis
- Arrêter l’exploitation du sable marin
- Respecter des textes réglementaires
  1.  
Déforestation et désertification
- Installation de nouveaux champs
- forte dépendance des populations vis-à-vis des produits forestiers
- Pression démographique
- Mauvaises usages des engrais et pepticides
- Aléas climatiques
Pratiques culturales
Non respect des textes

- Disparition des forêts et leurs contenus (faune et flore
- dégradation des sols
- faible rendement agricole
- Perte de la biodiversité
- paupérisation de la pauvreté
- perturbation du micro et méso climat
- aménager les forêts naturelles
- restaurer les terres
- Utiliser des engrais chimiques autorisés
- Privilégier les engrais et pepticides biologiques
- reboiser massivement
-privilégier des substitut au bois (feu, d’œuvre, de service, etc
- limiter la pression sur les forêts en promouvant des AGR
- Sensibiliser les populations
Respecter les textes en vigueur
  1.  
Perte de la biodiversité
- Aléas climatiques
- disparitions des forêts
- disparition des habitats de la faune
Surexploitation de l’homme
Non respect des textes
-Perte des espèces animales et végétales
- érosion génétique
- Sécurité alimentaire menacée
- pauvreté
- Reconstruire l’habitat de la faune et de la flore

Développer une politique de valorisation de la diversité biologique
Respecter les textes
  1.  
Changements climatiques
- Gaz à effet de serre, CO2
- déforestation
Assèchement des cours d’eau, bas fonds, lacs
Non respect des textes
Elévation de température
- Chaleur excessive
- inondation
-Pollution de l’air par CO2
Perturbation du calendrier agricole
Menaces sur la vie des pêcheurs, maraîchers, éleveurs, etc
Pauvreté


Réduire les émissions de gaz à effet de serre
Appliquer les textes réglementant la qualité de l’air
- mettre au point un système d’alerte précoce
- planter massivement des arbres
- adopter des foyers économiques
Substituer le bois
Diversifier les sources de revenus
  1.  
Mauvaises gestions des produits chimiques
- Ignorance de l’impact des produits chimiques sur la santé et l’environnement
Faible disponibilité des engrais biologiques
- Menaces sur la santé humaine et celle de l’environnement
- pollution des eaux par les produits chimiques, empoisonnant les poissons et autres
- sensibiliser les utilisateurs de produits chimiques
- réglementer l’entrée des produits chimiques au Bénin
- sanctionner ceux qui ne respecter pas les textes
- promouvoir les produits biologiques pour remplacer les produits chimiques
  1.  
Pollutions diverses



  1.  
Pollution atmosphérique
- CO2, gaz divers, émanant des motos et autos
- poussières, débris
Non application des textes en vigueur
- asphyxie
- affections des yeux et des voies respiratoires
- menaces de cancers de peau pour les personnes exposées
Elévation de la température


- Contrôler les gaz d’échappement et sanctionner ceux qui ne respectent pas les normes
- Former des mécaniciens pour réparer, régler les motos et autos
- Appliquer les textes relatifs à l’importation des véhicules usagés
- Mettre au point un système de surveillance du degré de pollution dans les villes
-Promouvoir la foresterie urbaine pour que les arbres absorbent le CO2 et les poussières



  1.  
Pollution sonore
Bruit des églises, des buvettes, vendeurs ambulants, moulins, etc
Non respect des textes
- perturbation de la quiétude des populations
- incommodité du citoyen
-Respecter les normes et horaires de production du bruit
- Appliquer les sanctions
Sensibiliser les populations

  1.  
Pollution visuelle
Accumulation des déchets ou autres vilains à voir et  ou dégageant de mauvaises odeurs
Dégoût à l’œil
Respecter les textes reglémentaires
  1.  
Pollution olfactive
  1.  
pollution des eaux
- Déversements des eaux usées de toutes sortes dans les cours d’eau
- usage abusif des pepticides qui se retrouvent dans les plans d’eau
- les produits halieutiques sont infestés par les produits toxiques et nuisent à la santé de ceux qui les consomment
- morts des poissons, crevettes, etc., qui atteignent la dose létale de toxine dans l’eau
-Respecter les textes en vigueur
-Eviter de verser des eaux usées dans les plans d’eau
  1.  
Pollution des sols
- Accumulation des déchets divers, des huiles et autres sur le sol
- prolifération des déchets plastiques qui jonchent sur le sol
Les polluants empêchent le sol de jouer son rôle de support de végétation, l’eau ne s’infiltrant plus
Respecter les textes
  1.  
gestion des déchets ménagers

- génération de beaucoup de déchets spontanés
- absence de tri des déchets
Peu de maîtrise de la filière déchets

-prolifération des maladies liées à la mauvaise gestion des déchets
- dégagement des mauvaises odeurs
Pollution visuelle des tas d’immondices, décharges sauvages
-Respecter les textes
-Sensibiliser les populations et les amener à trier les déchets pour faciliter le recyclage
- Valoriser les ordures en adoptant des techniques adéquats





[1] Maldague, M. 1978. Annuaire du programme en aménagement du territoire et développement régional. Université Laval, 1977 p.10
[2] J.F. Neuray. Principes de droit de l’environnement : droit international, droit européen, droit interne, Bruxelles. Edition Story-Scientia, 1995

Cours dispensés à la formation en droit de l'environnement organisée par Conserve Africa Foundation à Cotonou en Juin 2011
 
Avec la supervision et la coordination de:

Ernest Rukangira
Conserve Africa Foundation
http://www.conserveafrica.org.uk/


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